
| Nos observations concernent avant tout nos crus, plus que "La Coudraye", "La Source" ou dans une moindre mesure "La Mine", tous trois destinés à être bus dans les 2 à 4 ans. Chaque millésime a son apogée. Il vaut mieux boire un vin trop tôt que trop tard et hormi certains millésimes, nos vins montrent généralement tout leur potentiel dans les 5 ans après leur mise en bouteilles. | |
| 1996: | Grand millésime. Les tanins sont charnus. Vous pouvez désormais les (re)découvrir... |
| 1997: | Très bon millésime en Loire. Doit être carafé deux heures avant de servir. Les tanins sont veloutés et très fondus. A boire sans attendre. |
| 2003: | Millésime exceptionnel: très proche de 1947 pour les heures d'ensoleillement et la somme des températures. A boire. C'est le charme et la puissance alcooleuse des grandes années. Les tanins ont légérement compensé le manque d'acidité. |
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2004: |
L’ensoleillement et les sommes de température sont primordiales ; 1976 et 1989 sont des années de forte solarimétrie alors que 2003 est marquée par les fortes températures, légèrement supérieures à 1947. Pour 2004, bien que les températures furent plus basses, la vigne a réellement souffert de la sécheresse (atténuée cela dit par le travail du sol forçant les racines de la plante à plonger). Le mois de septembre fut très beau et on pouvait s’attendre à un millésime plus tannique et coloré, sans doute davantage destiné à la garde. Les vinifications se sont déroulées plus facilement qu’en 2003 ou 2005, du fait d’une vendange plus froide et plus acide. Les fermentations alcooliques étaient naturelles sans SO2 ni levurage (les malolactiques, plus languissantes, se sont terminées début 2005). Vous pouvez les ouvrir avec un carafage obligatoire. |
2005:
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Un sacré engouement sur ce millésime de la part des oenophiles et qui est justifié. Un millésime de grande maturité (à l'image de 2003). Les vins sont structurés, riches et puissants avec en plus, des tanins très soyeux et une très belle minéralité. Les rendements très contenus sont une des causes de cette gourmandise et les volumes à la vente étaient donc faibles. Millésime à son apogée. |
| 2006: |
Après 2005, qu'allions nous faire ? Dur pour nous de passer à autre chose tant 2005 représentait pour nous un millésime de rêve. En 2006, la floraison est très rapide. L'été est chaud et même sec en juillet. Août est plus frais avec quelques orages. Les fruits du potager sont fragiles...et septembre chaud et humide mûrit très rapidement le raisin...il faut avancer les vendanges qui doivent être le plus court possible. Tous nos meilleurs crus sont ramassés en premier. On ramasse exceptionnellement le dimanche pour finir à temps. Les rendements sont corrects et les degrés naturels sont dans une fourchette de 13 à 13,8. Il en résulte des vins friands, plus digestes que les "monstres" 2005 ! On sent que le raisin était à maturité optimale avec une belle rondeur et des arômes de fruits mûrs. Sur nos meilleurs terroirs, nous réalisons aujourd'hui que 2006 de part son équilibre (maturité/tanins/fraîcheur) arrive au niveau des 2005 pour qui sait les dépasser... |
| 2007: |
Le plaisir immédiat... On retrouve un style bien plus propre à la Loire : le fruit et la "buvabilité". Contrairement au millésime précédant où les vendanges étaient supersoniques, 2007 a pu profiter de l'arrière saison très estival pour repousser au maximum la récolte et ramasser mûr. La floraison la plus précoce depuis 1976 a permis de compenser un été en demie-teinte très humide. Les vins sont particulièrement souples, gourmands et digestes. Nous vous rachetons vos "Petite Cave 2007" ! |
| 2008: |
L'année commence mal... Le gel du 7 avril touche fortement 6 Ha du domaine (il neige l'après-midi du 6 avril) sur des secteurs habituellement à l'abri : La Petite Cave et Le Grand Clos. Juillet est magnifique et août son opposé. La situation est inquiétante... C'est sans compter dur l'été indien qui nous pousse à retarder les vendanges à début octobre. Un millésime de plus qui confirme que dans bien des cas, le mois de septembre est crucial. La récolte atteint un niveau de maturité inespéré (les très faibles rendements y étant pour beaucoup). Les vins se montrent pleins, riches et "nerveux". Les fermentations malolactiques très poussives ne se sont terminées que peu avant la récolte 2009, contribuant à assagir la vivacité du millésime. Les Malgagnes, absentes en 2007, tiendront leur revanche avec 2008. Une année au caractère un peu dur, mais à la grande droiture. Encore 2 ou 3 ans de patience. |
| 2009: |
Après la douceur de l'hiver 2008, voici le froid rude de 2009 (jusqu'à -14°C en janvier).Le démarrage de la vigne est peu précoce et les conditions à la fleur, moyennes mais s'ensuit un été superbe. La floraison difficile provoquera fréquemment des décallages de maturité des grappes même au sein d'un même cep. La vue de l'abondance des fruits dans le potager nous pousse à passer dans la quasi-totalité des parcelles pour éclaircir (éliminant au passage les décallages de véraison). Fin septembre, les courbes de maturation suivent celles de 1990 et 1997... belles perspectives. Les vendanges (début : 5 octobre) se sont déroulées dans des conditions très stressantes car chaudes et humides (périodes de marrée). Heureusement pas d'orage. Les fermentations alcooliques ont eu un déroulement serein malgré les fortes maturités. Beaucoup de parallèles à la dégustation avec 2005.
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| 1998: | Année moyenne. Les pluies de Septembre ont gâchée un potentiel prometteur. Les tanins anguleux commencent à s'arrondir. Se doit d' être déjà bu. |
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| 1999: | Beau millésime. Vin très souple et harmonieux. A boire sans attendre. Carafer deux heures avant de servir. |
| 2000: | Beau millésime. Vin rond et savoureux... |
| 2001: | Très proche de 2000 mais plus austère. Sur la réserve il y a trois ans, aujourd'hui à boire sans attendre. |
| 2002: | Très beau millésime. L'été indien a permi d'assainir les grappes et d'obtenir comme en 1996 une belle maturité de tanins tout en conservant une belle fraîcheur. Attendre encore un an. |